Héloïse Monchablon (Easyblush), végétarienne depuis 6 ans : « J’ai développé une sensibilité accrue »

Héloïse Monchablon est végétarienne depuis six ans. Un mode de vie qu’elle a adopté du jour au lendemain dans un premier temps pour sa santé puis pour le bien-être animal. Depuis qu’elle ne consomme plus de viande, la blogueuse et Youtubeuse a noté bon nombre de bienfaits sur son mental. Entretien. 

À l’inverse de bon nombre d’Influenceuses, Héloïse Monchablon n’est pas en quête de « likes ». D’ailleurs, sur son profil Instagram suivi par près de 40 000 abonnés, la jeune femme considère d’emblée être source d’« inspiration» et non « d’influence ». Une particularité qui lui permet aujourd’hui d’être à la tête d’une communauté engagée qui partage ses valeurs notamment sur l’alimentation. Il y a six ans, Héloïse Monchablon a eu un « déclic », celui d’arrêter la viande bien que sa consommation de produits animaux était très raisonnable. Cette amatrice de livres est tombée sur l’ouvrage d’Erwann Menthéour, Et si on arrêtait de se mentir. « Il consacre un chapitre aux produits laitiers et à la viande blanche ». À l’époque, Héloïse Monchablon avait l’impression que la viande blanche était « plus saine » que la viande rouge. Que nenni. « L’auteur explique à quel point ce n’est pas forcément vrai et qu’il y a plein d’inconvénient à consommer de la viande blanche. Du coup, je me suis sentie manipulée et j’ai voulu me renseigner ». 

C’est sur Youtube qu’elle poursuit ses recherches. « Je ne voulais plus participer à toute cette industrie et j’avais découvert aussi que la viande n’était pas forcément bonne pour la santé ». Arrêter la viande n’a pas du tout été « compliqué » pour elle. Bien au contraire. « J’ai vraiment pris ça comme un jeu. J’étais heureuse de contribuer au changement qui commençait à s’amorcer dans le monde ». Dans sa cuisine, Héloïse Monchablon prenait plaisir à tester de nouvelles recettes avec des ingrédients qui lui étaient inconnus. À la fin ? « La satisfaction de savoir que son repas n’avait fait aucun mal aux animaux ».

De plus, les bienfaits sur le moral et le bien-être physique d’Héloïse se sont vite fait sentir. « Je me sentais moins fatiguée après les repas car ça demandait moins d’efforts en matière de digestion. Je me sentais plus légère et en force. Mentalement, j’étais très heureuse de contribuer positivement à notre mieux-être dans le monde. J’ai aussi senti un changement de ma sensibilité. J’avais déjà lu que les personnes végétariennes développent une sensibilité accrue. Et pour cause, on absorbe l’énergie de ce qu’on consomme. Si on mange un animal qui a souffert j’absorbe aussi son énergie alors qu’avec les plantes, je suis devenue beaucoup plus sensible à mon intuition et à mes ressentis ». 

« On me disait à l’époque que ça allait me passer » 

Néanmoins, certains de ses amis ont mis du temps à comprendre et accepter ce changement d’alimentation. « C’était un peu du foutage de gueule. On me disait à l’époque que ça allait me passer, que c’était une mode », note celle qui tend vers le véganisme. Un mode de vie encore difficile à adopter à 100% en raison de ses nombreuses sorties au restaurant. « C’est très difficile quand tu manges souvent dehors car tous les cuisiniers rajoutent un peu de beurre pour la cuisson ou de la crème fraiche quelque part. À moins de commander des pâtes à la sauce tomate, c’est un peu compliqué. Mais quand je suis en Thaïlande, quelques mois de l’année, je réside dans un coin où il n’y a que des restos végans et dans ces cas-là je mange végan tout le temps ».

À Paris, elle se contente de ne pas acheter de lait, de beurre et de fromage. « L’industrie laitière est catastrophique et fait vraiment souffrir les animaux. Je ne veux pas en participer. J’achète juste des oeufs de temps en temps car c’est assez bon pour la santé. Mais j’opte pour la marque l’oeuf qui ne tue pas la poule. Il s’agit d’une association qui récupère les poules destinées à l’abattoir. Ils s’en occupent et en prennent soin. Ils commercialisent ensuite les oeufs conçus naturellement », explique-t-elle. Quant au miel, elle n’en consomme que quand elle est malade. « Je choisis des marques extrêmement éthiques et je le prends comme un alicaments et pas comme un aliment classique de plaisir. Je sais à quel point le miel est un petit trésor de la nature et un bon miel éthique et sain coûte très cher ». 

Héloïse Monchablon conseille d’ailleurs à quiconque voulant devenir végétarien d’aller à son « rythme » et de ne pas « se mettre tout de suite une étiquette ». « La meilleure chose à faire serait de réduire la viande et regarder des vidéos de recettes végétariens et véganes car plus tu interdis quelque chose à quelqu’un, plus elle a envie de le faire. Il faut être doux avec soi et opérer les changements toujours dans le plaisir et la joie pour se rappeler que c’est par amour pour la santé, pour la planète pour les animaux. Il faut rester dans les énergies de joie et non de contrainte ». 


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